• Conférences passées saison 2014-2015-p1

     Rencontre-projection du 9 octobre 2014

     L’art brut par Joëlle Jouneau,

    Présidente de l’association des amis de l’œuvre de l’Abbé Fouré

     Conférences passées de l'année

    Joëlle Jouneau & Soazig Sauvaget (UTL)

    Crédit Photo : J. Nail

       Après avoir présenté l’association « LES AMIS DE L’ŒUVRE DE L’ABBE FOURE », Joëlle JOUNEAU a retracé l’histoire de l’ART BRUT, défini par Jean DUBUFFET en 1945. Artiste lui-même, Jean DUBUFFET est très connu par ses œuvres «l'Hourloupe et Coucou Bazar», actuellement en exposition aux Capucins à Landerneau.

     Elle a insisté sur le rôle de l’invention et de la créativité dans l’ART BRUT en présentant les œuvres majeures de l’ART BRUT, ainsi que sur la reconnaissance grandissante pour ces créateurs et leurs œuvres.

     Autour d’une présentation d’ouvrages spécifiques, elle a ensuite échangé avec les participants et répondu aux questions de la salle.
    Pour en savoir plus sur l’Abbé Fouré, dit l’Ermite de Rothéneuf, cliquez ci-dessous :

    ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Rochers_sculpt%C3%A9s_de_Roth%C3%A9neuf )

    Biographie

    Présidente fondatrice de l’association « LES AMIS DE L’ŒUVRE DE L’ABBE FOURE », Joëlle JOUNEAU consacre son temps à la préservation de la mémoire de l’Ermite de Rothéneuf et à la sauvegarde de ses œuvres.

    Depuis 2010, elle a mené de longues recherches pour apporter des informations nouvelles et, par ce biais, s’approcher au plus près de la vérité des événements, de l’homme, du prêtre et de l’artiste. Ses recherches ont été publiées dans un livre intitulé :

    « L’ermite de Rothéneuf » Collection : L’esprit d’un lieu aux Nouvelles Editions Scala.

    Afin de mieux comprendre cet artiste, Joëlle JOUNEAU s’est rapproché de l’ART BRUT dont l’Abbé Fouré est un des précurseurs au même titre que le Facteur Cheval et son Palais idéal.

      

     

    Conférence du 2 octobre 2014

    L’Orient enluminé de Marco Polo

    par

    Michèle Guéret-Laferté, Professeure de littérature médiévale

    et Isabelle Bétemps, Maître de conférences

         Conférences passées de l'année

         Si Marco Polo n’est pas le premier voyageur à s’aventurer vers la lointaine Asie en ce XIIIè siècle marqué par l’appétit de savoir et la curiosité scientifique – il a été précédé en effet par quelques franciscains et dominicains envoyés par le Pape pour enquêter sur les Mongols, dont les invasions jusqu’aux portes de l’Europe ont suscité l’effroi-, il demeure bien le plus célèbre. Sa réputation n’est pas usurpée si l’on en juge par la somme d’observations précises que contient son livre « Le Devisement du monde », sur la faune, le paysage, les villes, les marchandises, les coutumes…, mais aussi sur la cour fastueuse du Grand Khan Khoubilaï. L’Orient de Marco Polo est bien un réservoir de « merveilles » mais, comme on le verra, son regard critique renouvelle profondément la connaissance que l’on avait jusque-là de cette partie du monde. Son récit, diffusé par un grand nombre de manuscrits, a inspiré les peintres et les enlumineurs, en particulier ceux qui illustrèrent le somptueux manuscrit de la Bibliothèque nationale de France intitulé « Le Livre des merveilles » (ms BnF fr. 2810), réalisé pour le duc de Bourgogne en 1407; quelques enluminures parmi les plus belles ou les plus curieuses ont été commentées et certaines d'entre elles sont représentées ci-dessous …


    Conférences passées de l'année

       

    Conférences passées de l'année

         
    Conférences passées de l'année Conférences passées de l'année

     Biographie :

    Conférences passées de l'année

    Docteur es Lettres, Mme Michelle Guéret-Laferté s’est spécialisée en littérature médiévale qu’elle enseigne à l’Université de Rouen depuis maintenant 20 ans. Sa thèse, soutenue en 1993, a porté sur les voyageurs en Orient pendant la domination mongole. Cette thèse a été publiée aux Editions Champion en 1994 sous le titre « Sur les routes de l’empire mongol. Ordre et rhétorique des récits de voyage aux XIIIe et XIVe siècles ». Dans le sillage de ce travail, Mme Guéret-Laferté a participé à l’édition de la version française du livre de Marco Polo (Le Devisement du monde, tome 1, Droz, 2001 ) et a publié l’édition et la traduction du récit de voyage d’un autre Vénitien, Niccolo de’ Conti, commerçant dans l’Océan Indien dans la première moitié du XVe siècle (De l’Inde, Brepols, 2004). Ses recherches concernent aussi l’historiographie, en particulier l’occupation de l’Italie méridionale par les Normands aux XIe et XIIe siècles. Mme Gueret-Laferté a ainsi publié l’édition critique de l’Histoire des Normands d’Aimé du Mont-Cassin (Champion, 2011), dont la traduction en français moderne devrait paraître prochainement chez ce même éditeur.

    Conférences passées de l'année  Maître(sse) de conférences, Mme Isabelle Bétemps enseigne la littérature médiévale à l'Université de Rouen. Elle est l'auteure d'une thèse consacrée à Guillaume de Machaut, poète-compositeur du XIVe siècle (thèse parue aux éditions Champion: L'imaginaire dans l'oeuvre de G. de Machaut, 1998). Ses travaux de recherches portent sur la poésie à la fin du Moyen Age (sur les oeuvres de Charles d'Orléans, Christine de Pizan...) et s'orientent, depuis quelques années, vers l'étude des rapports textes/ enluminures dans les manuscrits médiévaux. Elle pratique également l'art de l'enluminure et du vitrail, (en suivant divers stages de formation) pour approfondir sa connaissance du Moyen Age en alliant savoir théorique et savoir pratique.

        Bibliographie succinte:

    • Guillaume de Rubrouck, Voyage dans l'empire mongol, trad. et com. Claire et René Kappler, Paris, Payot, 1985
    • Guéret-Laferté Michèle , Sur les routes de l'empire mongol. Ordre et rhétorique des relations de voyages aux XIIIè et XIVè siècles, Paris, Champion, 1994.
    • Jean De Plan Carpin , Histoire des Mongols, trad. et annot. Dom Jean Becquet et Louis Hambis, Paris, Adrien-Maisonneuve, 1965.
    • Marco Polo , Le Devisement du monde, traduction de Pierre-Yves Badel, "Lettres Gothiques" (N° 4551); (c'est à cette édition et à cette traduction que renvoient la la majorité des références et citations des textes mentionnées par les conférencières).
    • Marco Polo , Le Devisement du monde, éd. de la version française, sous la dir. de Philippe Ménard, 6 vol. , Genève, Droz, 2001-2009.
    • Racine Pierre, Marco Polo et ses voyages, Paris, Perrin, 2012.
      

     

    Conférence du 25 septembre 2014

    L'Odyssée des parfums

    par Jean-Christophe Guéguen,  Docteur en pharmacie, illustrateur naturaliste

    Conférences passées de l'année

    Aquarelle dessinée par Mr Guéguen

        Pour animer sa présentation, Mr Guéguen fait circuler dans le théâtre quelques fragrances afin de tester nos odorats. Mouillettes imbibées d’herbes et de fleurs coupées, de linge propre et de lavande sont humées de nez en nez et embaument très vite la salle. Le conférencier veut faire travailler notre mémoire et raviver nos souvenirs d’enfance, de salle de classe avec des odeurs de colle et de sciure de crayon, de vacances chez les grands-parents.

        Les odeurs nous mènent par le bout du nez. Nous sentons avec le cerveau, nous précise t'il, le nez nous sert de filtre. En effet, le codage de l’odeur est transformé en impulsions électriques. Deux chercheurs américains (Linda B Buck & Richard Axel) ont découvert ces gènes de l’odorat en 1991 et obtenu un prix Nobel en 2004. Seulement « 1000 gènes » nous suffisent pour sentir. 3% du génome est impliqué dans l’odorat et la muqueuse nasale est composée de plus de 10 millions de cellules réceptives. Encore une autre information surprenante, seule une narine fonctionne à la fois. Notre nez nous berne vraiment.

       Tout au long de son exposé, Mr Guéguen nous fait sentir de la rose, du patchouli, de la violette pour évoquer les différentes évolutions dans l’histoire du parfum. Avant de faire partie de notre environnement esthétique et olfactif, les plantes à parfums ont joué un rôle religieux et thérapeutique.

       Dans l’Antiquité, les parfums issus des résines tels que l’encens, la myrrhe, le copal dominaient. Ces substances étaient associées au rituel de l’embaumement ou brûlées en fumigations pour apaiser les dieux.

        A l’époque des croisades, la rose bannie pendant quelques siècles a refait son apparition comme symbole de l’amour courtois. Mais on ne connaissait alors ni l’alcool ni le verre pour transporter ces essences. Les parfums étaient conservés dans des jarres en terre cuite ou en pierre taillée ou dans des flacons en bois.

        A l’époque de la Renaissance, Ambroise Paré fait « interdire » les bains publics qui, selon lui, permettaient la contamination de la maladie. « Ne pas se laver pour ne pas être malade ». On ne se lave plus, on se couvre de parfums. Et pour les fixer, on utilise des extraits de glandes animales. Ainsi l’on apprend que les glandes de castor, de cachalot, de chevrotin servaient et servent encore aujourd’hui de fixateur pour la réalisation des parfums. Les fragrances de glande anale de castor distribuées au public n’ont pas suscité de grimaces parmi nos adhérents.

      Ultérieurement l’hygiène revient et on se nettoie avec des compositions parfumées (lavande, romarin, agrumes). Mr Guéguen mentionne :

    • l’eau de Cologne de Jean-Marie Farina qui habitait au N°4711 dans une rue de Cologne, d’où le titre d’un parfum.
    • le patchouli, contre les mites, rapporté par Napoléon d’Egypte.
    • la fleur de violette, qu’Eugénie, femme de Napoléon III, adorait.
    • le goudron de bouleau fait aussi son apparition avec la campagne de Russie (pour imperméabiliser les bottes des soldats).
    • l’iris de Toscane du temps de Catherine de Médicis avec René le Florentin qui lui confectionnera des philtres, des sachets, des bijoux et en particulier des gants parfumés cachant ….un poison (poudre de succession !!).

        Au 20ème siècle la mode commence à associer vêtement et parfums, ces derniers distribués dans de jolis flacons. Les cristalliers, les verriers innovent pour nous séduire. Le conférencier nous parle de Guerlain, de Coco Chanel (Channel N°5), de Jeanne Lanvin (Arpège), d’Elsa de Schiaparelli avec Shocking, de Robert Ricci avec l’air du temps (flacon avec une colombe), de Christian Dior (Fleur tubéreuse), de Jean-Paul Gautier… mais aussi de René Gruau, dessinateur de parfum d’hommes (eau sauvage). Les hommes ne sont pas oubliés dans les publicités sur les parfums avec Johnny Halliday, Corto Maltèse, Zidane et Alain Delon.

        Nous quittons avec regret cette récréation parfumée, nous aurions aimé en savoir plus. « Le parfum est la forme la plus intense du souvenir », disait Jean-Paul Guerlain. Et Mr Guéguen a ajouté : « Attention ne pas utiliser toujours le même parfum sinon on ne le sent plus. Il faut donc en changer régulièrement. » Alors beaucoup de souvenirs en perspective.

    Biographie : 

    Conférences passées de l'année

        Jean-Christophe Guéguen est docteur en pharmacie, consultant en ressources végétales, Illustrateur naturaliste. Mr Guéguen a travaillé en recherche et développement pendant 25 années pour un grand groupe pharmaceutique. Il participe à la rédaction de documents scientifiques dans le domaine des plantes médicinales, plantes à parfums, biodiversité, … Il est  également enseignant en Université.

     

     

       Crédit Photo: JC Gueguen

    Bibliographie :

    •  Biodiversité et évolution du monde vivant

    Auteurs : David Garon, Jean-Christophe Guéguen, Jean-Philippe Rioult

    Editeur : EDP Sciences - Collection : Les cahiers de la biodiversité - Date de Parution : 09/2013

    •  Biodiversité et évolution du monde végétal

    Auteurs :David Garon, Jean-Christophe Guéguen, préface de Hubert Reeves

    Editeur : EDP Sciences - Collection : Les cahiers de la biodiversité - Date de Parution : 09/2014

    •  L’odyssée des parfums, « de la thérapeutique à l’esthétique »

    Editions pharmathèmes. 2006

      

     

     Conférence du 11 septembre 2014

    Vins et terroirs de France

    par Charles Frankel, Géologue et Planétologue

    Conférences passées de l'année

    Crédit Photo: Charles Frankel  (Pays de Sancerre)

     Quelle est la part du terroir dans les grands vins de France ? Quels éléments, tirés du sol, sont responsables de leur bouquet ? Saviez-vous qu’on attribue le goût iodé du Chablis à des fossiles d’huîtres ?  Que le Moulin-à-Vent tire son arôme particulier de filons de manganèse ? Que l’on trouve des œufs de dinosaures dans le sol argileux de certains Côtes de Provence ? Ce tour de France des vignobles, illustré de nombreuses photographies, décrit l’influence du sol, du sous-sol et du relief sur la personnalité du vin.

    Biographie : 

     Conférences passées  Géologue de formation, enseignant en France et aux Etats-Unis, Charles Frankel mêle sa passion pour la vigne et le vin, son talent de vulgarisateur et sa connaissance du terroir.

                                                                                                                                                            

     

     

     

      Crédit Photo: Frankel 6 (mid res © Camille Trotin)

    Bibliographie :

    Terre de Vignes, aux éditions du Seuil (2011) : Charles Frankel est géologue et spécialiste d'astronautique. Il écrit depuis plusieurs années des ouvrages de vulgarisation scientifique. Il se penche ici sur les terroirs viticoles français, nous expose leurs spécificités et l'impact sur les vins.

    Partant de l'observation des sols, Charles Frankel explique la formation géologique de chacune des régions qu'il étudie, donnant par exemple l'explication de la présence de sédiments marins (la présence d'une mer à une période de l'Histoire est une constante) et part ensuite visiter un ou deux vignerons pour étudier les vins.

    Une douzaine de régions sont ainsi passées en revue : Savennières, les crus du Beaujolais, Ribeauvillé et Riquewihr en Alsace, la montagne de Corton, Sancerre, Bourgueil et Saumur, Cassis, Sainte-Victoire, les dinosaures de Saint-Chinian et Limoux, la Champagne, le Bordelais, Côte-Rôtie et le sud de la Vallée du Rhône. Les domaines visités sont toujours bien choisis, ce sont de bons vignerons, quelquefois même très connus.

    Guide des Cépages et Terroirs (Delachaux & Niestlé, 2013)

    Cabernet-sauvignon, pinot noir, chardonnay, riesling : depuis l’aube de la civilisation, les vignerons ont dérivé de la vigne sauvage, par croisements successifs, des milliers de cépages différents, dont plusieurs centaines sont aptes à produire du vin.
    Ce guide décrit les 100 cépages les plus importants : comment les reconnaître, comment les cultiver, et quels arômes et autres propriétés ils apportent au vin. Planches et photographies couleurs illustrent les différentes formes de feuilles, grappes et raisins, ainsi que les terroirs les plus réputés : collines calcaires, éperons de lave et de granite, terrasses de gravier – le succès d’un vignoble passant par un mariage réussi entre cépage, terrain, climat et vigneron.
                                                        


     

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